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Escriptura. Escritura. (6). Salman Rushdie.

4 Octubre 2012

Escriptura. Escritura. (6). Salman Rushdie.

Guardava un article del diari Libération del dijous 15 de febrer del 1996 consagrat a Salman Rushdie, coïncidint amb la presentació de la traducció al francès de l’obra  The Moor’s Last Sigh (1995) : Le Dernier soupir du maure (1996). 

Ara he vist que també existeix en format digital.  Livres. La victoire en écrivant

Livres. La victoire en écrivant.
Par  Antoine de Gaudemar. Londres, envoyé spécial.

Le Dernier Soupir du Maure est le premier roman que publie Salman Rushdie depuis qu’il vit dans la clandestinité, après la fatwa de mort lancée contre lui par l’ayatollah Khomeiny, le 14 février 1989. Pendant ces sept ans de vie cachée, l’auteur des Versets sataniques a toutefois fait paraître Haroun et la mer des Histoires, un conte moderne dédié à son fils, et East, West, un recueil de nouvelles encore inédit en français. Contraint par les circonstances à déménager sans cesse et à observer des règles strictes de sécurité, l’écrivain britannique a également passé beaucoup de temps en efforts diplomatiques pour tenter de forcer le gouvernement iranien, via les capitales occidentales, à annuler la fatwa. En vain, jusqu’ici, malgré une relative baisse de ton des autorités de Téhéran. Entre une tournée de sept semaines en Amérique latine et en Australie et une autre qu’il vient de terminer aux Etats-Unis, Salman Rushdie nous a reçus, mi-janvier, dans un hôtel londonien.

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(…)

– Comment avez-vous écrit ce roman?

J’ai mis plus de cinq ans à l’écrire. C’est le temps que je mets généralement pour écrire un roman, mais dans ce cas, j’ai sans cesse été interrompu. Du fait de la vie qui m’est imposée depuis sept ans, et de toutes ces campagnes politiques que j’ai dû mener contre la fatwa, qui me prenaient mon énergie et m’empêchaient d’écrire. Dès que ma décision fut prise d’arrêter toute cette agitation, il y a presque deux ans, le livre s’est mis à couler tout seul. Les fragments disparates que j’avais déjà écrits se sont emboîtés miraculeusement, comme si j’avais pressenti, sans vraiment le savoir, ce que j’allais écrire.

– Par moments, il y a des allusions à votre situation.

Evidemment, mais ce sont des échos, transposés, déformés. Comme n’importe quel romancier qui utilise sa vie comme matériau romanesque: la plupart du temps, les lecteurs ne s’en rendent pas compte. Le problème, c’est que les lecteurs connaissent ma vie, qui fait depuis sept ans les titres des journaux, et tentent de faire des rapprochements.

– Il y a en particulier de beaux passages sur la peur ou l’isolement.

Il y a trois ans, j’ai participé à Amsterdam à un débat sur la Bosnie avec des artistes de Sarajevo. On a parlé ensemble de la peur. Je me suis rendu compte qu’on éprouvait la même chose: avoir trop peur empêche de vivre. Pour continuer de vivre, il faut oublier la peur. Nous étions d’accord. C’est pour cette raison que j’ai écrit là-dessus. Parce que mon expérience individuelle rejoignait une expérience générale.

– Plusieurs récentes déclarations d’officiels iraniens ont frappé par leur relative modération à votre endroit. Avez-vous le sentiment que les autorités iraniennes ont infléchi leur attitude?

J’ai remarqué comme vous ce nouveau langage et j’espère qu’il augure d’un vrai changement. Mais je reste très sceptique tant qu’il n’y a aucune déclaration écrite. Il y a changement de ton mais pas de comportement. Ma vie depuis sept ans m’impose la méfiance, les responsables iraniens ne sont pas des gens que je crois facilement. S’ils veulent de bonnes relations avec l’Europe, ils doivent dire et écrire clairement qu’ils ne tueront pas de citoyens européens.

-Qu’avez-vous ressenti en publiant ce roman?

Mon meilleur combat contre la fatwa, c’est d’écrire. J’ai eu raison de me battre pour défendre ma liberté d’exister, il fallait le faire, mais il est encore plus important pour moi d’exercer cette liberté, en écrivant. Ce roman est le fruit de ma liberté d’écrire. Quand il a été fini, j’ai ressenti un fort sentiment de victoire.

Impossible llegir aquestes respostes sense sentir un profund sentiment de respecte.
L’art per l’art? No m’acaba de convèncer.  Prefereixo l’Art al servei d’una causa.
Quan al costat d’un impuls vital  per escriure per explicar-se, per inventar noves situacions i nous mons hi ha un escriptor que hi afegeix un impuls manifest de lluita contra la injustícia, per a mi aconsegueix passar a una altra dimensió,  per la qual sento una gran admiració  i respecte.
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Enllaços

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